Droit à l’avortement

Droit à l’avortement : 343 Européennes fermement décidées.

343 Européennes ont signé un manifeste revendiquant le droit à l’avortement.

Parmi les Françaises engagées, on retient la signature des féministes Caroline De Haas, Fatima Benomar et la sénatrice socialiste Laurence Rossignol.

Rappelons qu’en avril 1971, Le Nouvel Observateur faisait paraître le « Manifeste des 343 » de Simone de Beauvoir.

Une initiative de « propagande anticonceptionnelle » qui à l’époque était passible de peine d’emprisonnement.

Or, au 21e siècle, il s’avère toujours difficile de changer la donne.

Vendredi dernier, une gynécologue allemande a eu des démêlés avec la justice pour avoir publié des informations sur l’interruption volontaire de la grossesse. En effet, cette démarche qualifiée de « publicité » est interdite outre-Rhin.

Les auteures du document voient en cela des mesures qui portent atteinte à la liberté d’expression.

Elles rappellent notamment les propos sévères du pape François jugeant l’avortement comme une méthode « tueur à gages ».

Les militantes prêtes à croiser le fer

Les partisanes de l’IVG craignent que leurs efforts soient anéantis avec l’opposition vigoureuse en face. En Italie, Lorenzo Fontana, ministre de la Famille et membre de la Ligue, s’est fixé pour objectif de décourager les femmes à recourir à l’avortement.

70 % des gynécologues dans le pays sont également contre cette intervention.

Devant cette forme d’inégalité, les militantes européennes ne comptent pas s’arrêter là. Elles vont continuer à œuvrer pour la dépénalisation de l’avortement dans l’ensemble des pays de l’Union européenne. Un bon début serait, pour Marie Toussaint, militante EELV et signataire, d’apporter un soutien financier aux associations d’Europe. De plus, elle invite l’Union à « prendre position ».

La militante écologiste va plus loin en lançant un appel aux pays membres pour « conditionner l’adhésion à la communauté au respect du droit à l’avortement ».

Marie Toussaint accueille tous les défenseurs des droits des femmes à rejoindre le groupe. Par ailleurs, le mouvement est décidé à « barrer la route » à ceux qui s’opposent à leur combat.